Sommes nous trop nombreux sur Terre?

La réponse à cette question ne doit pas être formulée selon une opinion approximative basée sur l’intuition. En effet, pour répondre à cette question il faut avoir fait une analyse de toutes les ressources renouvelables sur Terre, puis, une analyse des besoins de chaque être humain sur Terre. Ensuite il faut avoir identifié un mode de gestion scientifique des ressources permettant d’avoir une empreinte écologique compatible avec le renouvellement des ressources naturelles. Lorsque l’on aura fait cela, et seulement à ce moment, on pourra répondre à la question de la surpopulation sur Terre. La philosophie de l’Économie Basée sur les Ressources est la suivante : 

Si nous constatons – en ayant conduit une étude scientifique – que nous disposons d’assez de ressources sur Terre, alors il n’y aura nul besoin de mettre en place un programme de réduction de la natalité pour arriver à un monde d’abondance qui respecte l’environnement et la biodiversité. Si nous constations que les ressources étaient insuffisantes pour assurer à tous un haut niveau de vie, alors il faudrait effectivement pallier à ce problème par 2 méthodes.

La première serait de concentrer les efforts des nations sur la recherche de ressources alternatives (énergie ou autre) permettant de ne pas mettre en danger la planète. Sans cela l’homme sera directement impacté et mettra en danger sa survie et celle de la biosphère. On pourra notamment chercher à remplacer une source d’énergie non renouvelable par une autre abondante et renouvelable graĉe aux nouvelles découvertes scientifiques. On pourra chercher à remplacer un métal dont les ressources se tarissent par un autre dont les ressources sont suffisamment abondantes. Ceci évitera de compromettre l’approvisionnement nécessaire. On pourra même changer de paradigme en cherchant à remplacer les circuits électroniques qui recourent aux métaux par des circuits biologiques.

La seconde situation est celle où aucune solution technique n’a pu répondre aux besoins de la population en terme de ressources. Dans ce cas, il faudra effectivement nécessairement mettre en place un programme d’incitation de réduction de la natalité. Il faudra alors définir un seuil de population à respecter, au moins temporairement, le temps qu’une solution technique soit trouvée pour parvenir à un monde d’équilibre.

La question de la période de transition :

Ces considérations sont aussi le cas d’un monde où l’EBR aurait déjà été achevée. Mais faut-il envisager de réduire la natalité pendant la période de transition?
Dans la société actuelle nous consommons déjà beaucoup plus de ressources naturelles renouvelables que ce que la Terre est capable de produire. La transition ne sera pas instantanée entre l’économie basée sur les profits et la compétition et l’EBR. Les dégâts que nous allons causer à la nature risquent de s’accentuer et d’être irrémédiables. Il est donc nécessaire pour les pouvoirs politiques de mettre en place des mesures économiques et fiscales qui incitent à une réduction de la natalité. D’après les estimations actuelles, avoir un enfant se révèle être l’acte qui a l’impact négatif le plus grand pour la planète loin devant l’utilisation de l’avion, de la voiture, ou la consommation de viande.

https://www.lepoint.fr/societe/faire-moins-d-enfants-le-geste-ecolo-ultime-18-09-2018-2252243_23.php?fbclid=IwAR0Z7dJa0z5EfkcY7tsuPHjy7uPGGjuG_lvN1laJQaPA7c6pOIIhVQHq3E0


Une bonne mesure serait, par exemple, d’arrêter le versement d’aides financières par la CAF comme le complément familial à partir de 3 enfants pour toutes les naissances à venir. Cela incitera beaucoup de familles à reconsidérer la volonté d’avoir trop d’enfants.

Certains politiciens à la vision étriquée rétorquerons que cela n’est pas bon pour la compétitivité économique de la France et son classement mondial en terme de PIB. Mais comme nous l’avons vu cet indicateur n’a rien de pertinent pour pouvoir gérer de manière saine les affaires du monde. En réalité ce qui importe c’est la qualité de vie de chaque citoyen. Le Luxembourg, la Suisse ou la Norvège n’ont par exemple pas les PIB les plus importants du monde, mais la qualité de vie pour chaque citoyen est bien supérieure. Cette vision du monde à l’échelle nationale tient d’une vision passéiste, nationaliste et non scientifique de la gestion de l’économie.
Pierre-Alexandre Ponant

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