L’AGRICULTURE DANS UNE ÉCONOMIE BASÉE SUR LES RESSOURCES

D’après l’ONU, 1 milliard de personnes sur Terre souffrent de malnutrition chronique et 25000 personnes meurent de faim par jour.

D’après le FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture : “L’agriculture mondiale produit aujourd’hui 17% de calories de plus par personne qu’elle ne le faisait il y a 30 ans, malgré une augmentation de 70% de la population mondiale. C’est assez pour fournir à chaque citoyen du monde 2720 kilocalories par jour” (avec les méthodes traditionnelles de production). D’après le Institution of mechanical Engineers « on estime que 30 à 50% de toute la nourriture produite n’atteint jamais un estomac humain », et ce chiffre ne reflète même pas le gaspillage de terre, d’énergie, d’engrais, de pesticides et d’eau perdus dans le processus de production d’aliments qui terminent à la poubelle.

Avant de proposer des solutions, on peut déjà constater que le fait qu’il y ait tant de personnes qui souffrent de malnutrition ou de faim dans le monde, montre à quel point il y a quelque chose qui ne va pas avec le système industriel et économique actuel.

Quelles sont les solutions proposées par le Mouvement EBR?

Le meilleur moyen de résoudre ce problème est de mettre à jour le système de production alimentaire tout en choisissant les meilleures localisations stratégiques pour réduire l’inefficience de la chaîne d’approvisionnement.

L’une des solutions les plus prometteuses sont les fermes verticales biologiques. Elles utiliseront des méthodes écologiques comme la permaculture, la bioponie et l’aquaponie et seront entièrement automatisées, ne nécessitant quasiment aucun travail humain. Cela a déjà été mis en place dans de nombreuses régions avec des résultats remarquables en termes d’efficience et de gaspillage des ressources.
Cette méthode utilise moins d’énergie, permet de moins gaspiller, aura une empreinte écologique réduite, augmentera la qualité de nourriture, et utilisera moins de surface terrestre. Ceci permettra de reboiser les terres agricoles et de laisser la nature prospérer à nouveau.

Les fermes verticales permettent aussi de cultiver des produits qu’on aurait pas pu produire sur place en raison des contraintes climatiques locales, puisque c’est un système fermé. La lumière ne sera pas non plus une lumière artificielle grâce à un système de rotation des cultures conjugués à un système de miroirs paraboliques pour rediriger la lumière. A Singapour, une ferme verticale a été conçue en circuit hydraulique automatisé pour permettre une rotation entre la lumière du soleil et le traitement par des nutriments bio. Ce système coûte seulement 3 dollars par mois d’électricité pour chaque enclos. Il a une productivité 10 fois supérieure à l’agriculture traditionnelle par mètre carré et utilise moins d’engrais biologique et 80% d’eau en moins. Ce qui est essentiel quand on sait que 1,1 milliards d’humains n’ont pas accès à de l’eau potable sur Terre et que l’agriculture actuelle consomme 70% de l’eau potable que nous utilisons. Des étudiants de l’Université Colombia aux Etats-Unis ont déterminé que pour nourrir 50 000 personnes, une ferme verticale de 30 étages construite sur un espace classique d’immeuble serait suffisante, ce qui représente 2,6 hectares.
Avec 1300 fermes comme celles-ci, on pourrait nourrir la France.
38% de la surface mondiale émergée est aujourd’hui utilisée pour l’agriculture, alors qu’il suffirait de 144 000 de ces fermes pour nourrir les 7,2 milliards d’habitants en utilisant 0,006% de la surface habitable.


Bien sûr, certaines de ses terres sont utilisées pour les pâturages. Si l’on ne prend en compte que les surfaces utilisées pour les cultures soit approximativement 1,60 milliards d’hectares, et que l’on construisait des fermes verticales à la place, on aurait de quoi nourrir 34,4 trillions de personnes. Nous devrons en nourrir 9 milliards en 2050, et donc nous n’avons besoin que de 0,02% des terres actuelles utilisées pour les cultures.

Aujourd’hui en France, 50% des terres sont des terrains agricoles. En France métropolitaine, la quasi-totalité des forêts primaires ont disparu. Une forêt primaire est une forêt naturellement régénérée d’espèces indigènes où aucune trace d’activité humaine n’est clairement visible et où les processus écologiques ne sont pas sensiblement perturbés. En 1996, la chercheuse Annick Schnitzler-Lenoble dénonçait : En France, dont près de 15 millions d’hectares sont boisés, le total des réserves intégrales, toutes de trop petite taille, ne dépasse pas 300 ha.

Certaines personnes pensent être plus respectueuses de la nature en critiquant les fermes verticales et en vantant “un rapport à la terre”. En réalité, sans le savoir, elles cautionnent une catastrophe écologique, car il est impossible de nourrir la population française entièrement sans une déforestation massive. Dans une EBR, on pourra reboiser une énorme partie du territoire en laissant la nature et la biodiversité reprendre ses droits. Le rapport à la terre ne sera pas perdu, puisque l’on plantera des arbres fruitiers partout dans les villes, et on mettra en place des grands potagers publics ainsi que des cours d’agriculture et de nutrition à l’école

En résumé, l’Économie Basée sur les Ressources créera un monde d’abondance de nourriture gratuite tout en permettant la reforestation, la sauvegarde de la biodiversité et les baisse des émissions carbones.

Pierre-Alexandre Ponant

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